«L’homophobie» à la loupe

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Ces cinquante dernières années, en France, la criminalisation de l’homosexualité a peu à peu cédé sa place à la criminalisation des manifestations d’hostilité envers les gays et les lesbiennes. Ce renversement «épistémologique» et «politique» invite donc à renouveler l’analyse sur les origines et les ressorts de l’homophobie, plaident le juriste Daniel Borrillo et l’avocate Caroline Mécary dans la réédition d’un Que sais-je ? paru début avril et exclusivement dédié à la question. Introduit dans les dictionnaires de la langue française en 1998, le terme, renvoie à différentes facettes (psychologique, sociale, idéologique) d’une même violence que les deux auteurs s’emploient à déconstruire – et à historiciser – avec érudition. Sans oublier de lier cette mécanique aux autres formes de stigmatisations, le sexisme notamment.

L’Homophobie, de Daniel Borrillo et Caroline Mécary, Que sais-je ? numéro 3 563, PUF, 128 pp., 9 €.